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Par , le 17 novembre 2011 à 17h19, mis à jour le 17 novembre 2011 à 17h47

Laurent Corric dresse le bilan d'une saison inoubliable

A n'en pas douter, la saison 2011 restera longtemps dans les mémoires, car même si l'australien Casey Stoner a outrageusement dominé l'année avec 10 victoires sur 17 GP disputés, s'octroyant au passage un deuxième titre de champion du monde, les bagarres sur la piste ont confirmé le caractère élitiste de ce championnat du monde.

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Départ groupé en Moto GP
Ces bagarres incessantes ne font d'ailleurs que renforcer le mérite de Stoner, qui a construit sa vie depuis son plus jeune âge dans cet unique objectif, être le meilleur pilote du monde.
 

Bien sûr, la Honda RC212V était la meilleure moto cette année, formant avec son emblématique pilote un binôme effrayant pour la concurrence. Mais Lorenzo et Spies, au guidon de leur Yamaha officielle, ont réussi à lui arracher quelques victoires, prouvant au passage que la M1, malgré un léger déficit moteur, était capable de lutter pour la plus haute marche du podium et qu'il suffirait de quelques petites évolutions pour se montrer encore plus compétitive. A ce niveau où chaque millième de seconde compte, le moindre détail fait basculer la situation.

 

La preuve avec Ducati, qui représente sans aucun doute la plus grosse désillusion de la saison. Et pourtant, l'histoire commençait bien avec la légende des pilotes, Valentino Rossi, sur la plus mythique des motos engagées! L'Italie toute entière se réjouissait à l'avance de cette association qui devait, sur le papier, terrasser les constructeurs japonais, pour la plus grande joie des tifosi. Résultat,pas une victoire, un seul podium (troisième au GP de France) et à l'arrivée, la plus mauvaise saison de Rossi depuis qu'il courre en GP! Ses neuf titres de champion du monde n'y pourront rien et voilà le plus grand pilote de tous les temps réduit à se battre en milieu de peloton pour sauver l'honneur. La faute à une machine rétive, capricieuse et imprévisible, que Rossi n'a jamais réussi à apprivoiser.

Même punition, pour notre seul représentant français Randy De Puniet, engagé lui aussi sur cette Ducati lunatique. D'illusions en désillusions, il termine l'année brisé, physiquement et moralement.

 

Cette saison de rêve s'est malheureusement achevé avec un cauchemar, en Malaisie, avec la mort d'un de ses meilleurs acteurs, l'italien Marco Simoncelli, 24 ans, qui, dès sa deuxième saison en motoGP, confirmait qu'il représentait bien la génération montante. Deux pole-positions, deux podiums, des dépassements héroïques, une attitude nonchalante et un sourire permanent, il était le sang neuf dont les GP avait besoin.

 

La saison 2012 a déjà commencé, deux jours après la dernière course à Valence, les pilotes ont pu tester la moto qu'ils piloteront l'an prochain où tous, pour cause de changement de règlement, disposeront d'une 1000 cm3. L'occasion de remettre les compteurs à zéro et d'espérer vibrer pour de nouvelles confrontations au plus haut niveau en compagnie des meilleurs pilotes de la planète. Finalement, le rêve continue...


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